Trois questions à… Franco Adami

Paris, le 1er juin 2013. Carine Claude pour Art Media Agency (AMA).

Pour célébrer les 80 ans du célèbre sculpteur d’origine italienne Franco Adami, la galerie Anagama présente dix-sept sculptures monumentales de l’artiste dans le parc du Domaine des Roches à Briare du 15 mai au 15 septembre dans le cadre de la 2e édition des « Grands Formats ». Franco Adami, qui fut l’ami des sculpteurs Collamarini et Zadkine, est célèbre pour ses bronzes et ses sculptures de créatures hybrides inspirées, entre autres, de la mythologie antique et réalisés dans des matériaux nobles ou rares tels les marbres, l’onyx ou le porphyre. Entretien avec le pétillant sculpteur qui revient sur son parcours et sur son exposition.

"Libération", bronze, Franco ADAMI

« Libération », bronze, Franco ADAMI

Pouvez-vous nous raconter l’histoire des 17 sculptures qui sont exposées au Parc du Domaine des Roches ?

L’histoire est assez simple, j’ai d’abord exposé des œuvres plutôt intimistes — enfin, il y avait quand même une sculpture de deux mètres cinquante ! — à la galerie Anagama à Versailles en avril et mai (NDLR premier volet de l’événement double « De l’Intimiste au Monumental » consacré à Franco Adami). Les sculptures qui ont été choisies pour le jardin du Domaine des Roches étaient exposées à l’aéroport de Pise. On y trouve Le Jugement du minotaure, dont le titre se réfère à la mythologie grecque, ou encore Libération, qui a aussi été exposée dans le parc du Centre Pompidou Metz. Au Domaine des Roches, nous avons fait l’installation le week-end dernier (25 et 26 mai) et l’inauguration aura lieu dimanche 2 juin. J’attends beaucoup de critiques d’art italien, mais aussi beaucoup d’amis qui viendront d’un peu partout.

Vous êtes renommé pour votre travail sur des matériaux nobles, exigeants. Pouvez-vous nous dire un peu plus sur ce qu’ils apportent à vos créations ?

Je suis né à l’ombre de la tour de Pise. C’est le pays du marbre. Et du bronze également. J’ai naturellement été dirigé vers ça. Je n’ai pas de préférence particulière, pour moi tout les matériaux se valent au final. Le plus important, la base, c’est le dessin. Puis on monte la terre, puis on finalise les détails du plâtre et quand on pense que c’est bon, on sculpte. Mais l’œuvre est un tout, on ne peut pas en séparer les éléments ou les étapes.

Quels seront vos projets artistiques dans les prochains temps ?

Rien du tout ! (rires) On verra le moment venu. Je travaille en France à Paris, mais j’ai toujours mon atelier à Pietrasanta en Toscane (NDLR : Pietrasanta, situé entre Pise et les carrières de marbre de Carrare, a été considéré comme le village mondial de la sculpture dès le XV° siècle avec Brunelleschi, Donatello ou encore Michel-Ange). Tous les sculpteurs se sont installés là-bas pour travailler : Botero, César… Dans ma jeunesse, à Pise, on n’était pas très riches, alors on partait à Florence, car là-bas on nous donnait plus d’argent ! J’ai toujours fait l’aller-retour entre la France et Pise. Avant, c’était plus simple car je prenais le train, et je pouvais même embarquer mes sculptures dans les couchettes des wagons-lits ! Mais maintenant avec l’avion, c’est plus compliqué pour les faire passer discrètement !

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