Outsider Art Fair New York: l’Art brut dans tous ses états

Sans titre, Diana Lo. Courtesy Creative Growth Art Center.

ENQUETE – Plus accessible et abordable que l’art contemporain, l’art brut séduit son monde. Du 17 au 20 janvier, l’Outsider Art Fair de New York permettra de découvrir ce mouvement qui échappe aux règles de l’art. Tour d’horizon. 

Article publié le 15 janvier 2019 dans l’édition spéciale Outsider Art Fair d’AMA (Art Media Agency)

Pour sa 27ème édition qui se tient au Metropolitan Pavilion de New York du 17 au 20 janvier, l’Outsider Art Fair n’aura jamais rassemblé autant de galeries : 67 exposants – dont huit nouveaux venus – en provenance de 37 villes et de sept pays différents. Créée en 1993, la foire pionnière dans son domaine de l’art autodidacte défriche l’art brut et ses avatars depuis plus de 25 ans. Jonglant entre valeurs sûres (Aloïse Corbaz, Henry Darger, Thornton Dial, William Edmondson, Martín Ramírez, Judith Scott, Bill Traylor ou Adolf Wölfli pour ne citer qu’eux) et nouveaux talents, elle s’est attelée à la conquête d’un public pas forcément familier des expressions singulières de l’Outsider Art. « A chaque édition, nous présentons de nouvelles découvertes aussi bien que des œuvres de maîtres du genre comme William Edmondson chez Ricco/Maresca, Henry Darger chez Carl Hammer ou encore James Castle et Eugene von Bruenchenhein chez Fleisher/Ollman », explique Becca Hoffmann, directrice de la foire.

Becca Hoffman. Courtesy OAF

La méthode fait recette. Après à son rachat en 2012 par Wide Open Arts, une entreprise fondée par le galeriste Andrew Edlin, l’Outsider Art Fair multiplie par trois la fréquentation de son édition new-yorkaise en 2013 et lance dans la foulée sa version parisienne en pleine FIAC. Une longévité et un succès qui lui valent la fidélité de ses premiers galeristes et attirent chaque année de nouveaux exposants.

« Ma galerie participe à la foire depuis sa toute première édition en 1993, explique Laurie G. Ahner, propriétaire et directrice de la galerie Bonheur à Palm City. C’était très excitant car à cette époque, l’art autodidacte commençait à être reconnu et respecté comme un champ significatif du monde de l’art. »

L’heure de la reconnaissance

Sans titre, Lee. Courtesy Korea Art Brut

Car la motivation des participants tient tout autant aux bons résultats de ventes enregistrés qu’à la reconnaissance du public. « Je suis nouveau sur le foire, c’est ma toute première participation et je suis enchanté de faire partie d’un événement qui mobilise un public de connaisseurs appréciant l’esthétique de l’Outsider art », se réjouit Randy Rotter de la Nisqually Gallery (Bainbridge Island). Un point de vue partagé par Kim Tong Won de la galerie Korea art brut qui participe à la foire pour la deuxième fois : « Je souhaite poursuivre ma présentation du travail des artistes coréens dans le domaine de l’art brut. Pour moi, la vente vient en second plan. Je vais par exemple exposer la Croix aux 16 bouddhas, une œuvre qui peut faire sens sur la fusion de l’Orient et de l’Occident. »

Les centres d’art et les institutions travaillant directement avec des artistes d’art brut sont également nombreux à exposer à l’Outsider Art Fair, histoire « de rencontrer des aficionados et de créer des relations durables avec des institutions similaires à la nôtre », confie Cléa Massiani, coordinatrice des expositions du centre d’art Creativity Explored de San Francisco. Pour ces organisations, souvent non-lucratives, exposer à la foire est également un bon moyen de faire connaître, voire reconnaître, le travail des artistes qu’elles accompagnent. « Il s’agit de notre première exposition à l’Outsider Art Fair, dit Nancy Gomez, directrice exécutive de Project Onward, une organisation non-lucrative basée à Chicago. Notre mission est de soutenir les artistes qui souffrent de maladie mentale ou de handicaps du développement. Mon objectif principal est de montrer leur travail à un public national et international. L’artiste perçoit 50% des ventes avant impôts. Ainsi, le but de notre participation est également d’aider les artistes à développer leur carrière grâce à la vente de leurs oeuvres. »

Enre valeurs sûres et découvertes

Toujours du côté des nouveaux venus, Julie Saul (New York) exposera les photographies vernaculaires de deux artistes légendaires, Morton Bartlett et Miroslav Tichý, et introduira le travail de Nikolay Bakharev, un photographe autodidacte sibérien, tandis qu’Almost Art Project (Pékin) présentera le travail d’artistes outsider chinois tels que Feng Cangyu, Li Qing et Luo Xiufang. La galerie James Barron Art (Kent) montrera les étranges peintures et sculptures sur pierre de l’Italienne Elisabetta Zangrandi. SAGE Studio (Austin) mettra à l’honneur des dessins et sculptures en papier de David Sulak. Pour sa part, Jennifer Lauren (Manchester) présentera les premières œuvres de Nek Chand datant des années 70 ainsi que les céramiques de Shinichi Sawada.

Lorsque Becca Hoffmann dévoile les œuvres phares et les découvertes de la 27ème édition, elle égrène, enthousiaste : « Les dessins médiumniques d’Angelika, une Allemande internée en hôpital psychiatrique pendant la Seconde guerre mondiale, qui seront exposés par Henry Boxer (Londres) ; les assemblages inspirés par la Pop culture de John Foxell chez Norman Brosterman ; les mondes imaginaires de Norimitsu Kokubo chez Jennifer Lauren et enfin les dessins chargés d’une dimension politique de Jim Carrey chez Maccarone. Les dessins fantastiques de l’artiste mexicain autodidacte Mario Mendoza seront présentés par Julie Saul qui expose pour la première fois ; Dutton montrera les céramiques fantasques d’Alan Constable, un artiste travaillant chez Arts Projects. Enfin, l’exposition « Finding North » de Steven Powers montrera à la fois des artistes comme Forrest Bess ou Ida Jones ainsi que des œuvres créées au Kansas State Insane Asylum. »

Parmi les autres découvertes, Wilsonville présentera les paysages oniriques de l’artiste australien Angus Warren et Andrew Edlin fera découvrir les dessins éthérés de Valentino Dixon, un artiste âgé de 48 ans récemment été libéré de prison après y avoir passé 27 ans pour un meurtre qu’il n’avait pas commis.

L’histoire de Valentino Dixon sur ABC.

De nombreux travaux d’artistes afro-américains seront également mis en lumière cette année : Bill Traylor chez Just Folk (Summerland) ; Ike Morgan et Hawkins Bolden chez SARDAC (Londres) ; Mose Tolliver et Purvis Young à la Main Street Gallery (Clayton) ; Lonnie Holley chez American Primitive (New York) et enfin Mary Whitfield présentée à la fois par Phyllis Stigliano Art Projects (Brooklyn) et la galerie Bonheur (Palm City).

Outre les expositions des galeristes, la foire se dote de deux espaces curatoriaux, l’un dédié à l’exposition « Good Kids: Underground Comics from China » (lire encadré) et l’autre à la galeriste Phyllis Kind, célèbre figure de l’Outsider Art décédée en septembre 2018 à l’âge de 85 ans. « Ce stand mémoriel sera curaté par Edward Gomez du magazine Raw Vision et rassemblera des artistes qu’elle a défendue et mis en lumière tout au long de sa carrière tels que Martin Ramirez, Adolf Wölfli, Hiroyuki Doi et Domenico Zindato », précise la directrice de la foire.

Outsider art vs art contemporain ?

Art brut, Outsider Art, art autodidacte, art singulier… Derrière cette myriade de termes se cache un art à la marge qui échappe aux contraintes de l’académisme et de la culture dominante. De ce mouvement théorisé par Jean Dubuffet, à la fois initiateur, découvreur et grand collectionneur de l’art brut, Becca Hoffmann dit : « Outsider Art est un terme générique pour l’art autodidacte et non académique. L’art brut se réfère davantage à la production européenne soutenue au départ par Jean Dubuffet dans les années quarante, même si plus récemment, le terme d’art brut américain commence à se populariser. L’art contemporain est créé par des artistes formés de manière académique et dont les œuvres sont éclairées par le système et la recherche en histoire de l’art. »

De cette distinction avec l’art contemporain, Nancy Gomez, directrice exécutive de Project Onward à Chicago détaille : « Le plus grande différence que je vois entre l’Outsider Art et l’art contemporain est la tendance abstraite/conceptuelle que l’on retrouve dans des oeuvres d’art contemporain versus la figuration dans l’Outsider art. Une autre différence concerne les matériaux. Je vois de nombreuses œuvres d’art contemporain qui font largement appel au high tech et à des matériaux coûteux, tandis que les œuvres d’Outsider art sont plus intimes, plus petites, mettant en œuvre à la fois des matériaux traditionnels et des objets de réemploi. »

Sans titre, Monica Valentine. Courtesy Creative Growth Art Center.

« Personnellement, je ne suis pas une fan d’art contemporain, car je le ressens comme froid, sans émotions et souvent artificiel, ajoute Laurie G. Ahner, de la galerie Bonheur. J’ai voyagé dans le monde entier et ainsi, j’ai découvert que ces artistes autodidactes apportaient chaleur, passion et humanité à nous, les spectateurs, en nous entraînant dans leur vie intérieure. Souvent leurs œuvres éclairent une forme de spiritualité et reflètent la joie et la beauté. Leurs couleurs vibrantes célèbrent la gloire de la nature et les mystères de la Terre. Il y a souvent une histoire à raconter derrière, l’expression passionnée d’une croyance ou une observation naturaliste de la vie. »

Subversion, underground et contre-culture

Car au-délà des œuvres, c’est bien souvent le parcours des artistes qui séduit et touche collectionneurs et galeristes. Dans son Fascicule de l’art brut numéro 1 publié en 1964, Jean Dubuffet précisait sa définition de l’art brut et de ses artistes : « Œuvres ayant pour auteurs des personnes étrangères aux milieux intellectuels, le plus souvent indemne de toute éducation artistique, et chez qui l’invention s’exerce, de ce fait, sans qu’aucune incidence ne vienne altérer leur spontanéité. »

Désigné comme art des fous au début du XXème siècle, il a longtemps été associé aux marginaux, aux prisonniers et aux patients internés en hôpitaux psychiatriques pour des pathologie telles que l’autisme ou la schizophrénie. D’où une certaine fascination pour leurs œuvres mystiques, visionnaires, parfois qualifiées de médiumniques. « C’est merveilleux de constater le dévouement et la sincérité de ces artistes qui n’ont pas eu l’opportunité ou les moyens d’avoir une éducation ou d’être formés en art, constate Laurie G. Ahner. Ainsi, leur art émerge avec pureté et originalité de leur cœur et de leur âme, souvent avec peu d’ambition financière ou de reconnaissance. C’est gratifiant pour moi et ma galerie de les aider dans leur accomplissement, en étant attentif à leur désir de se faire entendre. »

Dwight McIntosh, Courtesy Creative Growth Art Center.

Mais l’Outsider Art s’ancre également dans l’underground et la contre-culture, comme le montrera l’exposition « Good Kids: Underground Comics from China » pendant l’Outsider Art Fair, exposition consacrée aux créations subversives d’auteurs chinois de bandes-dessinées. « Sur le marché de l’art outsider, les gens peuvent voir des œuvres uniques se référant à la folie, à l’espoir, aux souhaits, aux rêves et même à la sexualité des artistes, et ce en toute franchise (et ils sont très honnêtes là-dessus !), explique le collectionneur et galeriste coréen Kim Tong Won. Cela nous permet d’avoir un esprit plus ouvert au sujet de ces personnes et aussi de nous aider à mieux connaître qui nous sommes. » Nancy Gomez ajoute : « Je pense que l’intérêt pour l’Outsider Art va se poursuivre, mais que la tendance va aller de l’ « artiste isolé ou aliéné » vers des artistes autodidactes qui s’inscrivent dans une communauté comme Project Onward où leur art sera admis et accepté pour leur qualité et leur talent. »

Un marché atypique

Si le tracé de la frontière entre art brut et art contemporain ne fait pas toujours l’unanimité, il n’en demeure pas moins que l’Ousider Art suscite un véritable engouement sur le marché. On le retrouve au cœur des temples de l’art contemporain et pendant ses grandes foires, la FIAC, la Frieze, Art Paris Art Fair et même la Biennale de Venise. Paradoxalement, la reconnaissance du grand public se fait parfois via les expositions blockbuster de stars de l’art contemporain revendiquant l’héritage de l’art brut et de Dubuffet comme Keith Haring ou Jean-Michel Basquiat. « Dans la mesure où de plus en plus d’institutions à vocation encyclopédique et de musées d’art contemporain, mais aussi des biennales internationales exposent de l’Outsider art, on peut s’attendre à ce que le public et le marché poursuivent leur expansion, analyse Becca Hofmann. Il existe un panthéon bien admis de maîtres comme Darger, Ramirez, Traylor et Edmondson qui pilote les prix les plus élevés aux enchères. Ensuite, on trouve à la fois des artistes reconnus et de nouveaux que l’on découvre en permanence. Le force de leur marché dépend des œuvres disponibles, de leur visibilité dans des expositions et, en proportion, de leur couverture médiatique. » Un constat partagé par Laurie G. Ahner : « Depuis l’ouverture de ma galerie, j’ai vu le marché faire des pas de géant, y compris en terme de popularité. Désormais, de nombreuses galeries, collections, musées, auteurs et publications s’y intéressent. Je ne peux qu’espérer qu’il continue à s’étendre et à se développer dans la mesure où des collectionneurs de tous les âges réalisent de plus en plus l’importance de ce trésor de créativité. »

Sans titre, Dinah Shapiro. Courtesy Creative Growth Art Center

Aux enchères, l’art brut, qui a longtemps fait l’objet de vacations mixtes avec l’art contemporain, voit ses ventes thématiques se multiplier, même si la cote des artistes outsider, très variable, n’atteint pas les sommets des artistes contemporains sauf pour les maîtres du genre. Cléa Massiani, coordinatrice des expositions du centre d’art Creativity Explored à San Francisco confirme que « la plus grande différence concerne les prix, bien plus bas et abordables par comparaison au marché « général » de l’art contemporain. Et je pense que c’est une bonne chose, puisque l’on sait que les prix sont vraiment hors de contrôle. L’Outsider Art attire de plus en plus l’attention. Les expositions personnelles accueillies par des musées majeurs partout dans le monde en témoignent. »

« Le marché de l’art Outsider est encore relativement récent, et donc, encore petit. Il y a encore peu d’artistes outsider à succès et l’investissement financier n’est pas totalement certain, c’est pourquoi il semble que les collectionneurs d’art contemporain soient encore hésitants à accepter pleinement  cette forme d’art et à acquérir massivement des œuvres. Mais on assiste à un revirement », expose Sarah Galender Meyer du Creative Growth Art Center.

Face à ce marché, les collectionneurs d’art brut, tout aussi atypiques que les artistes eux-mêmes, échappent à la tentation du profilage. « Les collectionneurs d’Outsider art n’ont pas un profil spécifique. Il attire aussi bien les collectionneurs aguerris d’art moderne et contemporain que des primo-collectionneurs, des musiciens rock, des artistes plasticiens, des designers, des acteurs, des poètes et des professionnels de tous bords », explique Becca Hoffmann. Une tendance que confirme Nancy Gomez de la galerie Project Onward : « Nos collectionneurs sont variés. Certains suivent les tendances de l’art outsider ou achètent de l’art en fonction de critères esthétiques ou de style. D’autres acquièrent de l’art à cause de leurs connections personnelles ou de la relation qu’ils ont construite avec les artistes au fur et à mesure des années. »  Lorsqu’elle évoque son expérience de galeriste, Laurie G. Ahner dit : « Souvent, les collectionneurs d’art contemporain payent les œuvres des sommes exorbitantes en espérant que cet achat leur rapportera des profits. Les collectionneurs d’Outsider art achètent cet art car ils aiment les œuvres et sont ravis de les posséder, et de les faire reconnaitre. Non seulement l’Outsider art est plus abordable, mais il permet aussi de soutenir directement les artistes s’ils sont toujours vivants. De toutes manières, la beauté est dans les yeux de celui qui regarde. Mes collectionneurs ont des profils très divers, tous type d’origine, de revenus, de profession, d’âge, de résidence et d’intérêts confondus. Ils ont tendance à être des personnes éduquées qui ont voyagé et qui apprécient la diversité des cultures du monde et ils veulent s’entourer d’œuvres d’art qui transmettent de la spiritualité, de la joie et souvent une histoire fascinante. »

Joong Kwon. Courtesy Korea Art Brut.

A bien des égards, l’art brut échappe aux règles, y compris à celles qui conditionnent le marché. Malgré l’engouement du grand public, la connaissance fine de l’Outsider art reste confidentielle. Une situation paradoxale que résume Kim Tong Won : «Je pense que le monde officiel de l’art accepte de mieux en mieux l’art brut, même si souvent, il connait mal ses valeurs. Des personnes gardent toujours des préjugés. Depuis plus de dix ans, je suis marchand et collectionneur d’art brut. Et aujourd’hui encore, je suis toujours le seul collectionneur en Corée. »

Carine CLAUDE

Demandez le programme !

L’Outsider Art Fair, c’est aussi l’occasion de découvrir les différentes expressions de l’art brut grâce à son programme de conférences, d’événements curatoriaux et d’expositions sur le site de la foire et hors les murs.

  • Conférence « Unusual Brains: Neurodiversity and Artistic Creation », théâtre du New Museum, mardi 15 janvier de 19h à 21h.

Dans le cadre des Talks de l’OAF 2019, cette conférence s’intéressera à la manière dont s’opère l’acte de création pour des artistes souffrant de troubles psychiatriques (Adolf Wölfli avait été diagnostiqué schizophrène), mais aussi pour comprendre comment une nouvelle approche de l’autisme a permis à des artistes comme Dan Miller ou Susan Te Kahurangi King d’accéder à une meilleure reconnaissance de leur travail. Avec Eric R. Kandel, chercheur en neurosciences et prix Nobel de médecine en 2000, l’artiste Linda Carmella Sibio et le psychiatre Gerhard Dammann. Réservation conseillée info@outsiderartfair.com

  • Musée éphémère « Trolling a Hotel », Ace Hotel de New York, du 15 au 20 janvier.

Accessible gratuitement au public, l’Ace Hotel accueillera « Trolling a Hotel », un projet fantasque de l’artiste Jen Miller (alias Reverend Jen), peintre, performeuse et poétesse de Manhattan qui y exposera sa collection unique de poupées trolls.

  • Exposition « Beauty in Imperfection », Ace Hotel de New York, du 16 au 31 janvier.

Curatée par Atsuko Barouh, l’exposition « Beauty in Imperfection » proposera une découverte des textiles populaires japonais dits Boro. Portés par les classes ouvrières dès le XIXème siècle, ces vêtements fabriqués à partir de tissus de réemploi sont imprégnés, selon la curatrice, par le concept de Wabi Sabi, une philosophie esthétique enracinée dans le zen. Ou l’art de trouver la beauté dans l’imperfection. Entrée libre.

  • Soirée de projections Voices and Visions, Ace Hotel de New York, mercredi 16 janvier de 18h30 à 21h.

En partenariat avec l’Outsider Art Fair, Art21 et le magazine Raw Vision organisent Voices and Visions, une soirée de projection de courts-métrages pour explorer la complexité de l’Outsider Art et découvrir le travail d’artistes célèbres ou encore méconnus, avec, notamment, un coup de projecteur sur le Creative Growth Art Center d’Oakland dans la baie de San Francisco. Entrée libre, réservation conseillée info@outsiderartfair.com

  • Exposition « Good Kids: Underground comics from China », Outsider Art Fair.

Sous la houlette de Zhou Yi et de Brett Littman, cet espace curatorial de l’Outsider Art Fair présentera le travail de 10 artistes et auteurs de bande-dessinée chinois. « Ces artistes de l’underground sont difficiles à trouver, même en Chine, car leurs bandes dessinées poussent loin les limites des normes sociales chinoises tant du point de vue de la sexualité et de la nudité que de la violence », explique Becca Hofmann, directrice de l’Outsider Art Fair. Car bien souvent, cette production très confidentielle est distribuée hors des circuits officiels : pour obtenir un exemplaire, il faudra bien souvent monter patte blanche directement auprès de l’artiste qui les imprimera lui-même à la demande…

Le site de l’Outsider Art Fair

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