Les dessins de Van Gogh sortent du brouillard

ENQUETE – En 2016, la polémique avait fait rage autour d’un carnet de 65 dessins inédits de Van Gogh publié par Le Seuil et dont l’authenticité avait été contestée par le musée d’Amsterdam. Deux ans plus tard, le film At Eternity’s Gate évoque à son tour ce carnet oublié après le décès du peintre. Alors, ces dessins, vrais ou faux ?

Publié dans le numéro spécial Salon du dessin d’AMA (Art media agency), mars 2019

Novembre 2016. Les éditions du Seuil sont sur le point de publier Vincent Van Gogh, le Brouillard d’Arles, carnet retrouvé, un recueil de 65 dessins inédits attribués au peintre qui ont été identifiés chez une vieille dame arlésienne. Une de ces découvertes dont l’histoire de l’art raffole. A la fin de sa vie, pendant les deux années qu’il passera dans la région d’Arles et de Saint-Rémy-de-Provence entre mai 1888 à mai 1890, Van Gogh aurait dessiné ces esquisses sur les pages vierges d’un livre de compte – un brouillard – que lui auraient donné les Ginoux, patrons du Café de la Gare arlésien. Livre disparu et retrouvé 120 ans plus tard chez les descendants de la famille accompagné d’un petit carnet de bord mentionnant le peintre et le fameux carnet de dessins. « C’est stupéfiant, fulgurant », avait alors confié à l’AFP Bernard Comment, responsable de la publication du Seuil.

>> Lire ma critique du film At Eternity’s Gate qui revient sur le destin du fameux carnet perdu

Les auteurs et la vénérable maison d’édition ne s’attendaient pas à voir leur lancement torpillé par le musée Van Gogh d’Amsterdam qui, en pleine conférence de presse, publie un communiqué assassin démontant point par point l’authenticité des fameux dessins. C’est la consternation chez les auteurs et dans le monde de l’art.

« Tout le monde donne son avis, mais peu de gens ont demandé à voir ces dessins, or, quand on les a entre les mains, il devient évident qu’ils sont bien de la main de Van Gogh », affirme Franck Baille, le commissaire-priseur à l’origine de la découverte. Authenticité confirmée par deux historiens d’art de renom, Ronald Pickvance et Bogomila Welsh-Ovcharov, auteurs du texte accompagnant la publication des fac-similés. « Quand je les ai vus la première fois, j’ai eu un choc, c’était un coup de poing dans l’estomac, se souvient-il. Un dessin inédit, c’est extraordinaire, mais soixante-cinq d’un coup ! Et puis, l’histoire derrière est étonnante. Dans mon métier, il n’est pas rare de faire des découvertes qui sortent des greniers ou des brocanteurs, mais là, il y a une densité particulière dans cette affaire avec cette vieille dame qui souhaite rester anonyme. »

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Le commissaire-priseur reconnaît volontiers que des points de vue différents peuvent se défendre, mais déplore l’absence de dialogue avec le musée néerlandais. Après plusieurs passes d’armes par communiqués interposés, le Seuil avait fait savoir qu’il souhaitait « obtenir réparation du préjudice subi du fait d’une campagne insidieuse et non fondée » menée par le musée d’Amsterdam. « Aujourd’hui, aucune procédure n’est en cours à ma connaissance, précise Franck Baille, nous ne voulons pas de conflit, juste débattre. » Depuis, c’est le statu quo juridique. Mais qu’en est-il des arguments pour ou contre l’authentification ?

BATAILLE D’EXPERTS

« Ce carnet de croquis d’Arles est une imitation. » La veille de la sortie internationale de l’ouvrage, les éditeurs reçoivent cet avis sans appel du musée, qui publie le 16 novembre 2016 par voie de presse interposée – avec une exclusivité donnée au Figaro – un argumentaire massue démontant point par point le travail des auteurs. Et soulignent au passage leur position hégémonique quant à l’héritage artistique du peintre : « Nos experts, dont l’opinion est fondée sur des années de recherche dans la collection maison et ailleurs – le Van Gogh Museum conservant environ 500 des dessins de Van Gogh et quatre de ses cahiers – n’ont donc pas changé d’avis. » Un véritable coup de tonnerre. « Ce n’est pas leur avis qui pose problème, Bogomila l’a dit, elle a produit une contribution qui peut tout à fait être soumise à discussion, dit Franck Baille. Mais c’est leur mode opératoire qui est très, très curieux. Tout d’abord ils s’attaquent frontalement à deux historiens, deux autorités qui travaillent avec eux depuis trente ou quarante ans. Ensuite, ils assènent beaucoup de contre-vérités, mais surtout, ils ont fermé la porte à toute discussion. Ils sont souverains. » Selon lui, l’institution aurait systématiquement refusé de débattre sur la question de l’authenticité et de fournir des analyses scientifiques claires pour appuyer leur argumentaire et contrecarrer le point de vue des auteurs. « Il serait quand même insolite que cinq maisons d’éditions réputées, des experts internationaux, des chercheurs, des conservateurs mettent en péril leur réputation sans être convaincus à 100 % de ce qu’ils avancent… »

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Le musée campe sur ses positions. A deux reprises, ils font savoir qu’ils n’ont pas du tout apprécié d’être écartés de la publication : « En 2008 et 2012, nos experts avaient déjà donné leur avis sur son authenticité – une opinion non mentionnée dans la publication – à la demande des divers propriétaires. (…) Parce que notre avis antérieur sur le Brouillard n’est pas inclus dans l’étude, le Musée Van Gogh a choisi de divulguer ces informations. » L’institution aurait-elle pris la mouche ? « En fait, ils exercent une sorte de mandarinat sur le sujet. Et puis ils ne sont pas ayant-droits même s’ils ont beaucoup de tableaux. Sur le plan de la légalité, tout le monde peut dire son point de vue », lâche le commissaire-priseur. Style, technique, topographie, matériaux, chronologie, provenance… Où en est l’état des lieux aujourd’hui ?

Le style

Le musée reprend la période du printemps 1888 au printemps 1890 pendant laquelle les dessins auraient été réalisés pour mettre en doute les qualités stylistiques des œuvres. « Curieusement, celles-ci ne reflètent nullement le développement de Van Gogh en tant que dessinateur à cette époque. Cela est très surprenant, car il était en constante évolution à ce moment. Dans le Brouillard il n’y a pas de différence de style entre les dessins d’Arles et ceux de Saint-Rémy. De plus, contrairement aux peintures, le style est monotone, maladroit et sans esprit (…).»

« Parmi les soixante-cinq dessins, il y en a un très grand nombre d’exceptionnels. Certains correspondent à des compositions connues…. d’autres sont des sujets inconnus », souligne Franck Baille qui précise qu’à l’époque, Van Gogh, léthargique, est alors sous bromure de potassium. Pris en charge par le docteur Rey, il est admis à l’hôpital d’Arles le 25 décembre. « Il rentre, il sort. On lui donne de quoi dessiner, mais on lui enlève les tubes de couleurs car il les mange. Il est déséquilibré par le départ de Gauguin. Quand il sort, il boit. »  Ses rêves de construire une école dans le Midi se sont effondrés. Une trentaine d’Arlésiens saisissent les autorités par une pétition pour l’écarter de la ville. En mai 1889, c’est l’internement à l’asile de Saint-Rémy « où il traverse des périodes de grande dépression. »

La topographie

Pour le musée, l’album contient des « erreurs topographiques frappantes », affirmant qu’il n’en existe pas dans l’œuvre de Van Gogh. Ils citent l’aile des hommes de l’asile de Saint-Rémy ou le dessin du pont-levis d’Arles qui montre la maison du manœuvrier du mauvais côté du canal : « Les ‘erreurs’ de ce genre sont nombreuses au point qu’il semble que l’auteur du Brouillard – de même que l’auteur de son étude – ne soit pas très familier avec les lieux en question. »

« De mon point de vue, Van Gogh a composé ses dessins de mémoire, lorsqu’il était à l’asile. Il interprète ce qu’il a vu. D’ailleurs, dans les dessins du Brouillard, on trouve des chaumières hollandaises avec des cyprès provençaux ! », dit le commissaire-priseur. Il prend pour exemple le travail d’un autre artiste, Jean-Baptiste Olive, un mariniste provençal actif entre 1880 et 1930 dont il a rédigé le catalogue raisonné. « Il peignait tous ses ports de Marseille dans son atelier de Paris. Or, il n’y faisait jamais figurer le pont transbordeur surnommé la Ferraille par les Marseillais, car pour lui, il dénaturait le Vieux-Port ! » Pour sa part, Bogomila Welsh-Ovcharov penche plutôt pour la théorie de dessins exécutés en plein air. « Mais tous les points de vue sont discutables, même entre nous. »

L’encre et le papier

L’encre est l’un des points clés de l’analyse en faveur (ou en défaveur) de l’authenticité des dessins. Pour le musée Van Gogh, il est tout simplement inimaginable que l’artiste ait pu utiliser une encre sépia. « Ce type d’encre n’a jamais été trouvé dans les travaux des années 1888-1890. Van Gogh dessinait alors en noir (et occasionnellement en pourpre) ; encre qui s’est fortement décolorée au fil du temps, devenant brune. » Autre argument avancé ? Le papier : « Il est remarqué dans l’étude que le Brouillard a subi une décoloration. Dans ce cas, il devrait être resté longtemps ouvert, mais il est réputé être resté toujours fermé. Sa couleur bleu verdâtre, sensément produite il y a environ 200 ans, aurait dû également se décolorer. »

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« Des nombreux dessins de Van Gogh, y compris dans les catalogues hollandais, sont légendés de la main de l’artiste en sépia, balaye Franck Baille. On peut aussi imaginer qu’il dessine dans sa chambre à l’asile de Saint-Rémy et qu’il n’a sous la main qu’un pot d’encre de nature différente de celle qu’il utilise quand il est dehors, c’est tout à fait possible. » L’expert explique avoir mandaté un laboratoire indépendant qui travaille avec le musée des Offices de Florence et le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg pour effectuer ces analyses. « Ils ont sondé une douzaine dessins, il s’agit bien d’une encre utilisée à partir des années 1880. Si les dessins étaient des faux contemporains, il aurait fallu que le faussaire trouve l’encre de l’époque, un carnet de l’époque. Ce n’est pas impossible, mais cela fait quand même beaucoup de suppositions sans contre-argument. » Il reproche là-encore au musée de ne pas fournir les résultats scientifiques de ses expertises. « Une fois de plus, le débat est ouvert pourvu que le musée Van Gogh livre ses propres analyses. »

Le petit carnet

Le musée appuie également son avis sur l’analyse du petit carnet du Café de la Gare, sorte de livre de bord des Ginoux détaillant les activités quotidiennes de l’établissement et dans lequel figurent la mention de Van Gogh et de son carnet de dessins. L’une des preuves irréfutables de l’authenticité du Brouillard pour les auteurs de la publication du Seuil. « Comme les dessins du carnet ne sont pas, à notre avis, l’œuvre de Van Gogh, il y a aussi des doutes quant à l’authenticité de ce document, écrit le musée. Nous connaissons également son existence depuis 2012, lorsque le propriétaire des dessins nous a envoyé par ordinateur des photos de quatre de ces 26 pages. Apparemment, elles venaient juste d’être mis en lumière. Nous avons été très surpris de constater que deux de ces quatre pages sont manquantes dans le fac-similé publié. Elles contiennent une note datée du 19 juin 1890 qui comprend une mention relative à Van Gogh. Notre surprise a été grande quand nous avons trouvé cette même mention, formulée exactement dans les mêmes termes, dans une note datée du 10 juin 1890. Nous aimerions beaucoup savoir comment cela est possible. Combien de pages de ce bloc-notes ont-elles été préservées : 26, 28 ou plus ? Et dans quelle mesure ce document est-il fiable si exactement la même déclaration peut être trouvée à deux dates différentes ? »

Cet argument, avancé en pleine sortie du livre, avait fait bondir Franck Baille : « Ils ont déporté le sujet en disant qu’il s’agissait d’une manipulation ! C’est faux. En effet, il manquait bien une page au moment de la mise sous presse du livre. Si nous nous en étions aperçu avant, nous l’aurions immédiatement réclamée à la famille, mais elle est ressortie après. C’est tout simplement un petit gars de la famille qui l’avait gardé, comme on garde un souvenir. Il est également faux de dire que la mention est identique. Il s’agit plutôt d’un rappel pour un message qui n’était pas passé la première fois et qui a été répété quelques jours plus tard. »

Pour étayer son propos, il rappelle que le contenu du carnet a fait l’objet d’une enquête menée par l’historienne d’art Bernadette Murphy qui a identifié les noms de tous les protagonistes cités. Un travail de fourmi de plusieurs mois passés à éplucher les archives d’Arles qui avaient été versées par erreur à Marseille. « Comment voulez-vous qu’un faussaire contemporain puisse retrouver ces informations ? Le musée a tout rejeté en bloc en disant que le petit carnet était aussi une invention contemporaine, mais cette enquête aurait pu au moins susciter leur intérêt même s’ils considèrent que les dessins sont des pastiches. »

Le docteur Rey

Le musée Van Gogh s’est également penché les visites du docteur Rey, qui avait soigné Van Gogh pour son oreille coupée. Ce serait lui qui aurait livré l’album de dessins aux Ginoux selon le petit carnet. Mais pour le musée, rien ne prouve que les deux hommes soient restés en contact après le départ l’artiste : « L’hypothèse est que Rey a rendu visite à son patient à l’asile de Saint-Rémy (…). Rey ne vivait probablement pas à Arles à ce moment, étant donné que son emploi à l’hôpital avait pris fin en 1889 et qu’il avait à défendre sa thèse de doctorat à Montpellier en juin 1890. La correspondance entre Van Gogh et les Ginoux en mai et juin ne contient pas la moindre mention d’une visite de Rey ni de la remise d’un livre de dessins. Aucune mention préalable qu’il ait été attendu, ni de mot de remerciement, et encore moins de détails sur ce cadeau remarquable. »

Franck Baille fait tomber cet argument en expliquant avoir délégué une documentaliste pour consulter les archives du personnel de l’hôpital datant de 1889 et 1890. Il s’avère que le docteur Rey n’a jamais quitté l’hôpital et reste inscrit sur les listes électorales arlésiennes : « Il a fait toute sa carrière sur Arles. Je ne vois pas en quoi passer sa thèse à Montpellier le 19 juin l’aurait empêché d’apporter le carnet de dessins aux Ginoux un mois plus tôt le 20 mai. Montpellier n’était qu’à deux heures de train… »

Le portrait du Docteur Rey réalisé par Vincent van Gogh. Musée Pouchkine, Moscou. Domaine public.

Le commissaire-priseur n’est guère plus convaincu par l’absence de « remerciement » pour le « cadeau remarquable ».  « Avec Van Gogh, il y a toujours tendance à faire une projection contemporaine de ce que l’on sait de son génie. Même si les Ginoux et le docteur Rey ont eu une forme de bienveillance envers Van Gogh – qu’ils voyaient certainement comme un sympathique marginal -, ils n’avaient certainement pas de considération artistique particulière pour son travail. » Quelques années plus tard, le célèbre marchand d’art Ambroise Vollard, par l’intermédiaire du peintre Camoin qui faisait son service militaire à Tarascon, rachètera les tableaux de Van Gogh que le docteur Rey avait en sa possession. Parmi eux, le fameux portrait du médecin désormais conservé au musée Pouchkine à Moscou. Un chef-d’œuvre du peintre qui servait… à boucher un trou dans le poulailler du bon docteur.

La provenance

Mais l’argument principal du musée est sans doute sa remise en question totale de la provenance du carnet et de la bonne foi des descendants de la famille Ginoux : « Le propriétaire a déclaré en 2007 que le Brouillard provenait des Ginoux à Arles – amis de Van Gogh, qui possédait le Café de la Gare, où il était un habitué et qu’il a utilisé comme hôtel pour un temps en 1888. Mais ce fait historique ne constitue pas à lui seul une preuve d’authenticité. En fait, les Ginoux ne possédaient pas un seul dessin de Van Gogh en 1896, selon leurs archives d’ailleurs citées dans l’étude. Plus loin il est avancé que le Brouillard a été perdu dans le café pour refaire surface dans l’ancienne maison de Van Gogh à Arles, la bien connue Maison Jaune, en 1944. Soit près de 50 ans plus tard. Et il aurait encore fallu plus de 60 ans avant qu’on se demande s’il pourrait être lié en quelque manière à Van Gogh. Nous considérons que cette hypothèse est hautement improbable. »

« Le musée Van Gogh est parti sur une hypothèse de faux contemporains, dit Franck Baille. Or, il faut se reposer la question de qui en tirerait profit ? Remettons les choses dans leur contexte. Il leur semble inconcevable que cette dame n’ait pas fait le lien avec Van Gogh. Mais cette personne, qui a 78 ans, vit dans un tout autre monde que le leur ! Il ne faut pas croire que tout le monde connaît Van Gogh sur le bout des doigts. » Après-guerre, le Café de la Gare et la Maison jaune où avait séjourné Van Gogh sont pratiquement détruits. La mère de l’actuelle propriétaire aurait récupéré le carnet de dessins dans une remise avec d’autres documents. Elle les remet à sa fille dans les années 60, qui, a son tour, les confie à son gendre au tournant des années 2000. Il en vendra quelques-uns sur eBay sans en connaître l’auteur. C’est un gardien de musée du Petit Palais qui les repère en 2008. « Cette vieille dame est très introvertie, elle ne parle pas beaucoup, cette affaire d’ailleurs la dépasse totalement, poursuit Franck Baille. Je l’imagine mal jouer les faussaires dans sa cave à 4h du matin pour vendre des pastiches sur Internet à 150 euros pièce. Elle n’a jamais parlé d’argent, elle n’a jamais soulevé ce que pouvait représenter cette histoire sur le plan financier. »

ET APRES ?

Remis en lumière avec la sortie du film At Eternity’s Gate en 2018 (voir notre critique), les dessins flottent aujourd’hui dans une sorte de zone grise. Si les tensions se sont apaisées, les oppositions demeurent. Plutôt que le recours à l’analyse et au débat, les protagonistes campent sur leur position dans une bataille rangée d’opinions faisant foi ou pas. Le réalisateur américain Julian Schnabel en prend son parti : Madame Ginoux donne bien le brouillard de caisse à Van Gogh. A la fin du film, il sera oublié sur une étagère en compagnie du petit calepin. Tout au long du long-métrage, les mains de Van Gogh voltigent sur les pages du carnet tandis qu’il s’imprègne de la nature et de la lumière provençale en dessinant sur le motif et non pas dans sa chambre d’asile, contrairement à la thèse soutenue par Franck Baille. « Ce film marquera les esprits, dit ce dernier. Je ne savais pas que Julian Schnabel allait utiliser à ce point les dessins dans son film. Lorsque je lui ai montré les originaux, il les a juste regardés, il n’a pas émis d’avis. Il a réalisé son film en toute indépendance, à l’écart de toute polémique. »

« La petite histoire de la grande » ne s’arrête pas là pour le commissaire-priseur. Il dévoile qu’un documentaire – un 90 mn – est en cours, sous la houlette du réalisateur Théo Schuster primé à Cannes pour son documentaire sur Les Bleus en 2018. « Les interviews sont faites, on aura enfin le point de vue de la dame, elle raconte comment sa mère a couché sans le savoir dans la chambre de Van Gogh, se souvient comment elle a été photographiée enfant devant la Maison Jaune… » Pour conter comment une histoire extraordinaire a pu arriver à une personne ordinaire.

Carine CLAUDE

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